Qui aurait cru en 1984, l’année de sortie du premier film d’Ivan Reitman, que quinze ans plus tard les jeux vidéo produiraient un titre aussi fidèle à cette série désormais classée « culte » ? Car oui, S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo est une adaptation fidèle sur de nombreux points. De multiples défauts sont présents mais l’essentiel est là : la magie des Ghostbustersopère toujours et c’est avec plaisir que l’on se plonge dans cette bataille épique contre des ectoplasmes enragés.
L’histoire se déroule deux ans après S.O.S. Fantômes 2. Le Dr. Peter Venkman et sa bande ont recruté un nouveau chasseur, qui sera contrôlé par le joueur, pour faire face à une menace de plus en plus envahissante. Très vite, le fan de la série trouve ses marques dans cet univers virtuel et se voit confier sa première mission, accompagnée par toute l’équipe : capturer le comique Bouffe-Tout qui a décidé, une nouvelle fois, de mettre la pagaille dans l’hôtel Sedgewick. Ce niveau permet de saisir l’ampleur du travail réalisé par Terminal Reality (BloodRayne 1 & 2) pour préserver le charme des films. La modélisation des célèbres chasseurs est très réaliste, les vrais acteurs ont prêté leurs voix, le thème musical de Ray Parker Jr. répond à l’appel et le jeu débute par l’une des scènes marquantes de S.O.S. Fantômes. En effet, nos joyeux lurons se retrouvent dans la salle de restaurant principale pour capturer Bouffe-Tout malgré la réticence du gérant de l’hôtel. Cependant, avant cette « bataille finale », il faut découvrir son emplacement. Pour cela, l’usage du détecteur de fantômes est indispensable. Son fonctionnement est simpliste : lorsque les aiguilles se lèvent, et que l’appareil vire au rouge, cela signifie qu’un monstre est caché dans le décor. Ce détecteur est aussi très utile pour trouver des objets maléfiques à collectionner et surtout pour scanner ses adversaires afin de connaître leurs points faibles. Mais ce premier niveau est surtout l’occasion de constater la réussite principale de ce S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo : les affrontements contre les ectoplasmes.
Le principe est relativement simple : à l’aide du pack à protons et de la touche R2, un rayon lumineux est lancé vers l’ennemi. Une fois ce dernier affaibli, il convient de se servir du rayon comme d’un lasso (touche L1). Ne reste plus alors qu’à secouer le fantôme dans tous les sens, à l’écraser contre les murs et le sol à plusieurs reprises pour l’épuiser (touche L2). La dernière étape consiste à lancer un piège par terre, en gardant la bestiole capturée et affaiblie, afin de l’enfermer dans la petite boîte. Au fur et à mesure de l’aventure, il est possible d’améliorer son équipement mais également d’acheter de nouvelles armes. Certaines se révèlent d’ailleurs indispensables pour lutter contre des ennemis aux faiblesses bien précises. Les affrontements gagnent sans cesse en intensité et il est indéniable que Terminal Reality a réussi, sur un plan ludique, le défi qui était le plus difficile à transposer d’une manière vidéoludique.
Malheureusement, S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo ne dispose pas uniquement de qualités. Il est aussi touché par des défauts encombrants qui nuisent à l’immersion. Le premier concerne toutes les failles techniques observées du début jusqu’à la fin du périple : l’animation des héros est relativement rigide, les temps de chargement, après chaque échec, sont d’une longueur étonnante (surtout que le jeu, sur PS3, doit être installé pendant plusieurs minutes !), et il arrive aussi de voir l’un de ses coéquipiers buter contre un obstacle pendant quelques secondes. A cela peut aussi s’ajouter une relative inégalité des textures. Si dans l’ensemble le titre est satisfaisant sur un plan visuel, il donne malgré tout le sentiment de ne pas avoir été totalement fignolé. Pour finir, les mécaniques de jeu se révèlent, durant les sept heures de la campagne solo, répétitives. S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo est finalement sauvé par son système de combat, l’humour omniprésent des caractères mais aussi et surtout par tous les clins d’oeil vis à vis des deux films de Reitman. Le tableau de Vigo est ainsi posé dans leur entrepôt (et il est possible de lui parler). L’affrontement sur les toits contre le Bibendum est mémorable et celui contre la sorcière de la bibliothèque inquiétant et bien réalisé. Le scénario, quant à lui, écrit par les auteurs des deux films (Dan Aykroid et Harold Ramis), tient vraiment la route. Les fans seront par contre surpris du climat bien plus oppressant que dans les films, avec un final à la God of War. Enfin, le multijoueur, jusqu’à quatre, est complet : entre le mode Survie (sept modes au total) où il convient de résister à plusieurs vagues d’ennemis et le mode Chasse où il convient de capturer le plus grand nombre de fantômes dans un temps imparti, il y a de quoi faire.
VERDICT :
S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo est une adaptation très fidèle. Le plaisir procuré par les affrontements donne vraiment l’impression d’être un chasseur de fantôme. Il est juste dommage que le titre manque un peu de variété et de rigueur sur le plan technique.
S.O.S. Fantômes : Le Jeu Vidéo (12 ans et plus), développé par Terminal Reality et édité par Atari, est disponible sur PS3 (Blu-ray du premier film d’Ivan Reitman offert avec le jeu) depuis le 26 juin 2009. Il est prévu pour le 13 novembre de la même année sur PC et Xbox 360. A noter qu’il est aussi disponible sur Wii, PS2, PSP et DS, mais ces versions ne ressemblent pas esthétiquement à celles citées ci-dessus.


















